Lundi 30 novembre 2009
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Aujourd'hui Dimanche 29 novembre.
Un jour de belle tranquillité.
Moi et ma charmante acolyte avons été pour la deuxième fois sur le Mont Sulphur. Une randonnée toujours bien prometteuse, qui commence sur un plateau, celui de la ville de Banff à 1300 mètres
d'altitude pour ensuite piquer direct vers le sommet à 2300 mètres.
En tout, Trois heures et demi de marche pour l'aller uniquement. La descente a pris des allures plus touristiques: téléphérique "Gondola" et bus pour rallier la ville.
Ceci dit, c'était une marche bien consistante faite par un temps relativement clément, haute en couleur et ornées d'atmosphères incroyables.
- 9 ° C au thermomètre, un vent de folie aux cimes, et des sentiers verglacés sur la première partie du sentier (sur le plat heureusement!). La lumière d'après-midi qui commence à palir et rosir
sur les coups de 15h30 avant de sombrer définitivement derrière ces immenses chaînes montagneuses aiguisées.
Un vraie ambiance d'hiver, avec des fractions de ciels bouchés, noirs et bleu foncés, épais, puis des zones plus argentées teintés de nuages vaporeux et enfin des apparitions lumineuses et des
éclairs rayonnants sur des petites portions de versants enneigés. Plus les vents tourbillonnant glacials, parfois entraînant avec eux des vagues enneigées le long de quelques parois abruptes.
Un très beau spectacle. (Photos dans le nouvel album "Sulphur" et d'autres à venir)
Le moment pour moi sans doute de réunir mes pensées au sujet de ma résidence ici.
Comment qualifier ce séjour?
Une opportunité magnifique de retrouver des actes, des images, des sensations, des sentiments personnels. Pour mieux comprendre ce qui nous meut et nous émeut de l'intérieur.
Non que les problèmes du monde extérieur n'existent pas ici! (car oui nous sommes bien dans un monde irréel - en fin de compte, un monde sans considération financière et administrative. C'est la
seule différence que j'y trouve. Comme s'il reflétait une sorte d'origine de l'existence pour chacun. Un retour à l'existence simple de l'être humain. Est-ce cela l'irréel?)
Car les considérations du monde extérieur sont toujours présentes. L'avenir, le travail, l'argent, la santé, le bonheur...etc.
Ce sont en fait autant de considérations auxquelles on choisit d'accorder plus ou moins de valeur ou de temps dans notre vie normale quotidienne.
C'est facile à dire et plus difficile à appliquer, surtout quand on semble "aspiré" par un flot constant d'événements sans que l'on sente pouvoir y résister. Je trouve cette vision très
fataliste.
Mais je persiste à croire que tout est possible. On a toujours le choix.
Inutile de préciser qu'il y a des jours difficiles ici aussi, des jours sans motivations et sans confiance. Des jours de doutes et de faiblesses. Des jours sombres et des jours lumineux. C'est la
Dualité qui régit toute existence en cet univers.
Alors quoi? qu'est-ce que ce séjour m'a apporté?
La possibilité de ré-équilibrer mes ressources cognitives pour m'aider à mieux me sentir vivre. C'est bêtement essayer de retrouver son propre fonctionnement, celui qui s'exprime naturellement, les
choses que vous aimez faire ou vivre pour garder une paix intérieure. Vaste programme, utopique? mais certainement utile.
Les capacités cognitives de chaque Être relèvent du coeur, du corps, du mental et de l'esprit.
Bien sûr, pour une raison ou une autre, dans notre civilisation, ces quatre fonctions ont tendance à se déséquilibrer, faisant par exemple une trop large place au Mental (pour moi en tout
cas...Penser au lieu de vivre). Le Progrès! La vitesse! Tout va vite. Chaque jour des stimulus rapides accaparent notre esprit analytique et nous dévient de nos justes perceptions humaines.
Apprendre à Ralentir!
Et Ralentir! Ce n'est pas s'occuper moins, produire moins. Mais apprendre à écouter, à être dans un mode plus réceptif et produire en tout connaissance de cause. Et non être Actif comme beaucoup
d'entre nous, bloqués dans un mode d'action purement unilatéral, forcé, trop raisonné ou irraisonné, selon le goût.
Dualité toujours:
Nuit & Jour
Rapide & Lent
Liquide & Solide
Yin & Yang
Force & Douceur
Guerre & Paix,
Discours & Ecoute.
Exemple très général :
Au lieu de statuer ou réfléchir sur son avenir immédiatement après son baccalauréat (pour un jeune étudiant), alors qu'il est parfois si difficile de savoir se situer à cet âge-là, Pourquoi ne pas
faire une retraite dans un endroit calme, prendre une année sabbatique, afin de laisser la réponse qui existe naturellement en nous, remonter d'elle même et s'exprimer pleinement?
Tirés du site du Moine Bouddhiste Matthieu Ricard:
http://www.matthieuricard.org/fr/index.php/blog/
Bref, c'est ce que séjour a contribuer chez moi :
Essayer de recentrer ses priorités. Qu'est-ce qui est important?
Régler ses problèmes d'assurance-vie est utile, mais n'a pas de valeur. En tout cas pas pour me faire rater une minute de ma vie en y pensant alors que je suis maintenant en train de vivre une
expérience aux antipodes de ce genre de considérations. Le moment venu, j'y consacrerai un moment parce que je l'aurai décidé et je le voudrai vraiment. Mais le reste du temps cette considération
ne doit pas exister.
Ce genre de résidence nous apprend à oublier le superflu, c'est-à-dire ce genre de données qui nous coupe de notre incroyable source de vie. Elle nous apprend à donner la juste place qu'elles
doivent avoir dans nos vies humaines.
Combien de fois constatons nous que nous produisons toujours en force? Au lieu de prendre du recul, de laisser aller et d'attendre qu'elles reviennent pour se régler plus naturellement dans un
moment futur plus approprié. Combien de fois constatons nous que l'année passe si vite et qu'il reste tant de projets inassouvis.
C'est l'histoire du vase rempli de gros cailloux et de plus petits.
Cette résidence aura amélioré mon discernement. Quels sont mes besoins actuels, quels sont les choses chères à mes yeux? souvent difficile à faire passer en premier souvent.
J'y aurais trouvé de vraies satisfactions dans mon métier de musicien et dans ma personnalité, au contact des autres et de cette autre dimension spatio-temporelle. C'est tellement essentiel!
Une nouvelle joie, un enthousiasme frais, une ouverture et un discernement accrus.
J'en avais vraiment besoin pour ne pas perdre le nord!
Je suis maintenant davantage heureux de faire ce métier, j'ai plus de motivation pour me nourrir et avancer sur ma voie, et je vois mieux les choses qui me sont importantes pour continuer à
progresser et "grandir".
J'aurai par exemple besoin d'un changement important pour continuer à mon meilleur rythme.
Un changement géographique? social? artistique? Seul l'avenir me confirmera la nature de ce changement. Ce n'est pas pour trouver un idéal qui remplacerait ma situation actuelle, mais de trouver
une autre source d'inspiration, un "autre chose" qui me manque à Genève, pour le moment . Un "autre chose" sans lequel je ne peux être vraiment heureux, qui viendra se rajouter à mon bagage et me
rendre plus constant.
Bougeote? Inconscience?
J'ai besoin de changer quelque chose encore pour me retrouver entièrement et avoir la chance de pouvoir dire plus vite :
"Oui, je suis en accord avec moi-même et au meilleur de ma forme pour pouvoir donner et apporter à ceux qui me sont précieux et qui comptent sur moi".
Partir pour se respecter et respecter les autres comme il se doit.
C'est une philosophie chinoise. Nous naissons tous avec un TAO, un souffle de vie, dont chacun est responsable dans le moment et pour son évolution. Si l'on considère son propre TAO, alors celui
des autres se révèle comme autant de TAO à respecter de la même façon.
Le but d'une vie sans doute. Je dirais simplement que ma balance interne ne me permet actuellement pas d'exister comme je l'entends. Bref, je vais lancer des lignes à l'horizon et voir ce qu'elles
m'apportent et ainsi trouver la prochaine direction à prendre.
Merci à tous.
Par MatCastor&Co
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Lundi 30 novembre 2009
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04:56
Je m'aperçois maintenant que j'ai omis un certain compte-rendu au sujet d'un récital de violoncelle seul donné ici au Banff Centre. Au programme:
Les 6 Suites de J.S.Bach.
En effet, il me semble que maints d'entre vous attendiez ce moment avec impatience après mon coup d'éclat porté en date du 13 octobre. Je vais donc essayer de résumer mes impressions qui ont suivi
ce récital.
Première chose:
Je loue le Bon Dieu pour avoir pu tenir ces 2 heures et demi (avec une petite pause) sans être devenu fondamentalement enragé. C'est un peu sarcastique je l'admets. Je suis plutôt du genre
patient.
Cela m'était arrivé une fois après avoir entendu la 4ème suite au conservatoire de Genève, il y a quelques années. J'étais sorti dans un état belliqueux impressionnant, ayant écouté 20 min de Bach.
On a coutume de dire que la musique est une puissance émotionnelle. Je confirme! Ce jour là, je n'ai pas supporté cette interprétation, à tel point que ça en devenait physique! Ce son et les gestes
de l'interprète me mettait profondément mal à l'aise, tendu, énervé, avec des pointes de colère frisant mes narines...J'étais enragé. Une sensation incroyable!
Pour ceux qui doutent encore de ma volonté de poursuivre ma quête, toujours plus loin, plus en détail en musique, je crois que cet exemple de vécu me motivera longtemps à vouloir trouver une voix
beaucoup plus harmonieuse. Je rends donc un vibrant hommage à Bruno Cocset qui aura eu l'honneur de m'encourager à poursuivre mes recherches selon mes propres convictions, par cette expérience.
Revenons à nos moutons.
Pour cette fois, le plus dur aura été de tenir les 2 heures et demi dans une monotonie incroyable en parvenant à éviter l'assoupissement. Rien de choquant donc, et rien d'excitant non plus.
Pour moi, c'était comme avoir pris un ticket pour un voyage absurde, ennuyeux. J'ai donc signé pour perdre 2 heures et demi de mon temps.
Enfin, c'était pour la bonne cause, il faut bien parfois savoir se fondre dans la masse, pour arrêter d'incommoder ou de bousculer les gens avec nos idées "provocatrices".
Je crois d'ailleurs que c'est une image qui va continuer à me coller à la peau longtemps! Cet engagement différent incommode des personnes, professeurs qui écoutent ce que je propose, sans y
comprendre grand chose souvent, et essayant de gérer cette situation inhabituelle pour eux!
Inhabituelle oui, car ils se retrouvent à devoir faire avec quelque chose de nouveau, à devoir me "dire" ou "m'enseigner" tout en continuant à essayer de comprendre ce que je fais. C'est mobiliser
soudainement beaucoup plus d'attention et de matière grise qu'à l'accoutumée, en essayant ensuite d'être convaincant (d'autant plus quand cela a lieu en public). Ils espérent me "remettre dans les
rails" (c'est leur défi constant, celui qui les rassurera, le seul apparemment qui leur apporte satisfaction et reconnaissance de leur "talent pédagogique" - s'ils y parviennent), essayant ensuite
de me déstabiliser, dénonçant mes imperfections, les incohérences, les ratés, les accidents (qui seront toujours là, puisque l'essence même de mon travail et de tester des "idées" jusqu'à trouver
les bonnes manières qui convainc. Ceci prend toute une vie (et plus) il me semble, et le plus simple des enfants comprendrait ceci illico.
Bien sûr, nous ne voulons pas entendre des "idées musicales" mais être convaincus...
Posons la question:
Quand pouvons nous dire que nous avons réellement été convaincant à chaque moment de notre jeu musical?
Jamais. L'erreur est humaine et personne en ce monde peut être convaincant à tout moment et pour tout le monde. Alors qu'on arrête de pointer du doigt des "choses bizarres" qui surviennent dans mon
jeu sous prétexte que celui qui les écoute ne les trouve pas "utiles", "convaincantes", "appropriées" ou ne comprend pas le but que je poursuis. Personne n'a le droit de les désigner comme
"erreurs", "faiblesses" ou comme signes d'immaturité ou d'inconstance. Ce sont des essais pleinement consentis.
Et celui à qui j'ai le plaisir de les présenter devrait se réjouir d'entendre enfin de nouvelles choses, d'explorer et de partager de nouvelles routes; marquer un intérêt et de l'admiration (ou
tout du moins du respect) pour une démarche personnelle partant d'une envie créatrice sincère et honnête (Beaucoup de gens qualifient mon jeu en ces termes!).
Or, ce qui se produit le plus souvent est de me faire comprendre que "mon système n'est pas au point", et que je devrais être parfaitement réglé pour avoir droit au titre "musicien
professionnel".
Est-ce que cela sonne cohérent?
Je raconte ceci parce que j'ai entendu et continue d'entendre une bonne partie de ces discours assez souvent. C'est la vie.
Je dois avouer cependant qu'ici, j'ai l'impression que mon travail une vraie place ici, c'est une des rares fois où, en ce sens, qu'il a les mêmes droits et la même valeur que celui de tout autre
musicien.
Les précurseurs baroqueux ou modernes ont tous été confrontés de tout temps à cette lutte contre la masse. (Y compris le Quatuor Schoenberg qui, dans les années 60 se battait littéralement pour
faire accepter la musique de Schoenberg, non par provocation, mais par conviction et par amour. Je sais qu'ils ont aussi trouvé beaucoup de haine sur leur chemin. Henk Guittart m'a rapporté ces
propos).
Voilà donc ce que peut signifier, être créatif et personnel.
Ajouté à cela, qu'il est difficile pour un professeur de voir "arriver" un étudiant qui joue "autrement", qui a lui-même choisi de son gré d'écouter un discours alternatif. parce qu'ensuite, le
professeur doit accepter que cet étudiant reparte sans avoir forcément accepté les informations données. C'est donc une remise en question de l'autorité telle qu'on l'a connu et vécu auparavant.
(du moins pour moi).
Je crois avoir bien résumé un peu l'impact que j'ai pu avoir sur mes collègues et professeurs ici dans cette résidence: un mélange de franc enthousiasme envers mon "style musical", de respect,
d'incompréhension, voir de malaise, face à l'inconnu.
Mais où en étais-je?
Ce fameux récital:
Devrais-je juste énoncer des points importants que cet interprète a mentionné durant sa Master-Class et n'a pas pu lui-même respecter dans sa propre interprétation des Suites?
- "Tout ce que le public veut voir c'est un artiste qui se donne! on doit bouger physiquement, s'exprimer nom d'une pipe! et vibrer! Un show quoi!
Je suis au regret de vous dire qu'il n'a donné que l'image d'un piquet raide (Bach oblige sans doute n'est-ce pas?). Mais, pardon, avec la tête inclinée sur celle du violoncelle de temps en temps,
seul mouvement vraiment notable de tout le concert. Un peu frêle non?
Non que j'aime les mouvements débordants des instrumentistes (c'est plutôt l'inverse), mais au moins, qu'on ait l'impression d'une aisance et d'une souplesse physique!
Je me souviens d'ailleurs, il m'avait dit:
"Tu as l'air assez mécanique, robotique quand tu utilise ces accoups dans l'archet! "....
- Il m'avait dit aussi "Tu sais que tu enfreinds toutes les règles baroques là?". Parlons du rythme et de la pulsation...Pfffffff. Et bien, il y a du boulot sur ce plan là! On est bien loin
d'une idée ou d'un sentiment de Tactus régulier. C'est bien une des premières règles de l'interprétation baroque non?
- "Tu entends tout le bruit que tu fais?", désolé cher confrère, mais ça manque cruellement de clarté et d'attaques...Je sais, je suis un peu intoxiqué. Mais tout de même, un peu de franchise
quoi!
Casals avait l'habitude de dire:
"Brisez votre violoncelle! Il vaut mieux avoir du caractère dans ce qu vous jouez que d'avoir une belle sonorité. Jouer "franchement" ne veut pas dire renoncer à toute subtilité ou raffinement.
C'est jouer là où la musique l'exige, sans sentimentalité, ouvertement, sans retenue."
- "Et les glissades de notes là? ça me donne envie de "rendre"! ". Sous-entendu, ma main gauche n'est pas assez précise et rigoureuse. Ce dont je ne doute pas. Mais il se vantait d'avoir des
doigtés infaillibles et propres. Damned! Que de ratés et de chevauchements peu convaincants. Je n'ai pas ressenti particulièrement d'admiration pour son intonation. Pas d'efficacité plus criante
qu'un autre système!
Je suis objectif!
- Parlons des sons filés. De ce que j'ai pu entendre: beaucoup d'automatismes. Enflements à la fin de chaque note longue, doublé d'un vibrato systématique à la fin du son pour "cultiver la
résonance" de la note.
Des schémas, Des schémas,Des schémas....
Sans hiérarchies senties d'ailleurs, un son assez monotone (où sont les variantes de dynamiques, de couleurs?), des accoups de vitesse réguliers avec l'archet, déclenchant des impressions de gestes
répétitifs..
Bref, j'en ai oubliés. Mais j'en retrouverais, c'est sûr. Car, j'ai pu échanger mes impressions avec d'autres collègues, violoncellistes ou non, sur des questions instrumentales, esthétiques ou
plus générales. Il semble évident que cela ressemblait à une interprétation moderne "traditionnelle", avec le vibrato en moins, et un son moins soutenu. Pour plusieurs d'entre nous, ce récital
s'est avéré long! long! "C'est normal, me direz-vous, ces 6 suites ne sont pas écrites pour être jouées d'affilées" peuvent dire certains.
En tout cas, il est clair qu'il manquait souvent quelque chose qui attire l'oreille dans chaque mouvement. Tout paraissait si prévisible et si bien peigné. Un peu trop de complaisance dans
l'air.
Une autre collègue estimée me confiait qu'elle n'a pas vu passer le temps. Sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Peut-être, me disait-elle, parce que l'interprète a su garder un bon charisme de
"story-teller", de "conteur" qui sait garder l'attention du public, et ce, indépendamment de la musique jouée. Probable.
Pour ma part, je ne suis pas sensible à ce genre de charisme.
Je terminerais en rappelant que, malgré tout, j'ai passé de bons moments avec ce cher collègue, en tout franchise. Le contact a été aisé et sans trop de gêne. Je reste admiratif devant ce musicien
éprouvé, qui a accepté le dialogue, et ayant joué cette intégrale des 6 Suites de J.S.Bach plus d'une centaine de fois, d'une traite, aux quatre coins du monde. Il joue sur un violoncelle
Goffriller, fait à Venise en 1730.
Ce violoncelle m'a semblé bien fatigué. Surtout qu'il devait faire 35% d'humidité dans ce Hall de concert. Drastique pour un instrument. Son très mince sur la première octave de la corde La.
Caractéristique sur un violoncelle.
Je rappelle également que tout s'est "terminé", avec joie, Les gens ont apprécié mon travail. Y compris cet interprète violoncelliste de renom!
Tout le monde s'est dit intéressé du début à la fin de ma première suite. Plein de Charme et de Sincérité, des accents Rock, captivants, plus un brin d'émerveillement devant une chose inconnue.
En guise de conclusion, je ne me suis pas senti émerveillé par ce récital.
Par MatCastor&Co
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Publié dans : Impressions
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Dimanche 22 novembre 2009
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04:32
Quoi de neuf cette semaine?
Le temps des révélations et autres coups de grisou est résolu, il n'est plus question de briller ou de reproduire une autre apparition sensationnelle!
Mais seulement d'essayer de s'exprimer avec panache...au plus près de son ressenti intérieur.
En début de semaine, j'ai pris part à un projet scolaire, mené par une des résidentes ici, flûtiste et calée en pédagogie. C'était donc un joli petit stage, auprès d'enfants de 7ème, 8ème et 9ème,
comprenez 11 à 14 ans, dans l'école (unique?) de Banff.
Une sortie en bonne et due forme du Banff Centre et une introduction dans un milieu scolaire très agréable, avec toutes ses spécificités locales.
Nous étions 4: Flûte, 2 cellos et piano.
Le job consistait à mener des éducatifs pour 5 classes, 4 le mardi et 2 le mercredi.
La deuxième séance du mercredi étant une sorte de "concert" réunissant tous les élèves participant, dans le grand Gymnasium.
50 petits moussaillons...Hmm!
Notre intervention est restée simple, et axée sur l'improvisation. Comment improviser? Bonnes notes, mauvaises notes? Dynamiques? Vitesses? Silences? Articulations? etc....
La majeure partie du temps, nous avons utilisé des couleurs pour spécifier des ambiances et des caractères.
Première étape, leur jouer un petit morceau bien varié (j'ai joué le 2ème mouvement de la sonate de Chostakovitch); Deuxième étape, donner quelques courts exemples d'improvisations avec nos
instruments, suivant différentes couleurs, et puis enfin donner la "parole" aux petits, organisés en petits groupes, pour qu'ils créent eux-même un moment sonore, avec leur corps, leur voix ou leur
instrument. En finissant par des jeux d'action/réaction lancés autour d'une grande ronde que formaient les enfants, les uns à côtés des autres.
43 min pile-poil, pour chaque classe. C'est une des spécificités de cette école.
Ils terminent vers 15h, disposent de casiers partout partout pour leurs affaires, les photos de promotion de toutes les années, depuis 1944 affichés sur les murs, des classes aménagées pour
l'informatique, les maths, la lectures, l'ébénisterie (sans doute spécifique à cette région), et la musique. Belle classe celle-ci, très bien insonorisée, lumineuse, spacieuse et fournie. Des
instruments en libre services partout, un set complet de percussions symphoniques, des cors, des trompettes, des sax, des trombones, des flutes, des clarinettes à profusion (propriété de l'Harmonie
de l'école- La Musique de Cérémonie). Tableaux, chaines hifi, bureau du prof...Un vrai petit paradis. J'ai pu faire quelques notes de trombones à l'occaz.
Yepeeeeh!
Belle incursion, et puis, même si au début c'est plutôt difficile, on a vite fait d'être contaminé par l'euphorie, l'énergie et la curiosité des gamins. J'étais étonné, dans cette ville en
particulier, ils sont très intéressés, assez disciplinés (disons conscients de la "communauté", du groupe), donc plutôt axés sur une bonne communication. Ils se sont montrés très coopératifs, sans
trop d'hésitation à rentrer dans le jeu.
Je crois qu'ils ont tous beaucoup apprécié.
En tout cas, leur professeur, un homme de 25 ans, étonnant d'efficacité, s'est montré ravi de ces moments d'échanges.
Voilà pour mon début de semaine, bien dépaysant et énergisant.
Et puis de nouveau, musique, que de la musique. On régale avec Henk Guittart, qui est encore là la semaine prochaine. Ces cours soulèvent la gaité générale et j'ai tout autant de plaisir à
l'écouter parler et proposer ses idées.
Autre arrivée cette semaine, celle de Suzie Leblanc, une célèbre cantatrice ici en son pays. Soprano et haute figure du chant baroque, elle a passé ensuite par d'autres répertoires, plus romantique
et lyrique comme les mélodies de Poulenc (les chemins de l'amour) et des musiques populaires également.
Personnage haut comme trois paume mais haut en couleur, c'est une perle, qui à un âge d'une belle maturité conserve tant d'énergie, de gaité et d'ouverture, c'est un plaisir de la côtoyer.
J'ai eu un "échange" avec elle aujourd'hui. Une heure sur la Quatrième Suite. Beaucoup de bonnes idées musicales, sincères et évidentes. Merci!
J'adore recevoir des conseils de Non-cordeux....
Bref, sa venue est comme une surprise de plus. Un joli moment.
http://www.suzieleblanc.com/bio_fr.php
Aujourd'hui j'ai enfin pu sortir faire du sport. Quelle joie de sentir que la nature vous permet de venir la taquiner, sans pour autant être transit de froid. L'air m'inviter à retenter une sortie
Jogging.
Chouette, une fois de plus, et des paysages, des couleurs, des ambiances, cérémonieuses. C'est tout comme être invité au spectacle. Fin de journée, 16h et le crépuscule commence, temps claironnant
et lumière brillante. Je m'enfonce de la forêt et récupère un rideau épais de coton opaque, qui apporte un peu de neige. Le temps se voile, la lumière se retire.
C'est la fin.
Applaudissement. J'arrive au Centre, par la route, le vent balaye la neige sur le macadam, on distingue à peine l'hotel sur l'autre rive...Mais les éléments sont source d'inspiration et je franchis
les derniers mètres de dénivelés avec force!
Une heure de jogging et une conversation avec cette Terre sauvage.
Grandiose.
Après ça, c'est la paix intérieur. Malgré tous les troubles qui hante inévitablement la maison.
Bon Week-End!
Album "Jogging"
Par MatCastor&Co
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Dimanche 15 novembre 2009
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Derniers événements:
Une semaine de musique superbe, avec un cours tous les jours.
Oui cette semaine marquait l'arrivée d'un hôte de marque, l'altiste Hollandais et ex membre du Quatuor Schoenberg, Henk Guittart.
Sa Biographie ici:
http://www.banffcentre.ca/faculty/faculty_member.aspx?facId=2991
Plutôt inattendu pour moi, je pensais repartir d'ici en ayant pu compter "que" sur moi et sur le concert de Flamenco, événement marquant, mais, oh surprise, voilà que ce musicien fantastique
débarque et inonde le bâtiment d'une soudaine frénésie joviale, emprunte de sincérité et de musicalité.
Mince alors, ce Centre restera décidément un endroit ou il fait bon espérer et rêver.
Et, ô bonheur, ce grand monsieur restera parmi nous jusqu'à la fin du mois, donnant à tour de bras, leçons et conseils à qui veut entendre.
Moi qui suis plutôt têtu et difficile quant à mes goûts esthétiques, j'ai enfin quelqu'un en face de moi à qui me frotter.
Et c'est un grand plaisir, vu que tout se fait dans une belle ambiance d'échange et d'amusement. Impressionnant.
Pour situer un peu le genre de personnage, il est plein de bon sens, d'une fidélité à la partition exemplaire et dit toujours les choses avec beaucoup de simplicité et de conviction. Il arrive à
obtenir de jolis résultats très louables et audibles dans l'exécution de différentes pièces. Il reste supra-concret, pas de mystérieuses inspirations, juste du bon sens et de l'oreille.
Voilà qui ébranle assez mon idée de la pratique de la musique. Je suis heureux d'être arrivé là où je suis actuellement et d'avoir pris mes différents engagements artistiques. Je dis simplement que
si j'avais pu rencontrer ce musicien plus tôt, les choses auraient été bien plus simple! Les questions moins pesantes, les solutions plus évidentes, et la motivation diablement accrue.
Bref, mieux vaut tard que jamais.
C'est un musicien "moderne" recherchant des traditions et du raffinement, et il est l'un des rares pour qui j'ai vraiment de l'admiration. Probablement l'une des meilleures sources d'inspiration
que j'ai jamais eu l'occasion de cotôyer.
Imaginez....c'est quelque chose.
Bref, cette semaine, j'ai eu trois cours sur la sonate de Debussy, que je n'avais pas jouée depuis dix ans, et nous avons pu la jouer au concert du vendredi soir, en ville cette fois dans une jolie
petite église. Soirée pleine de prestige, nous étions le clou du spectacle. Et je crois n'avoir jamais joué cette sonate aussi bien et avec autant d'intérêt.
Reste à entendre l'enregistrement.
Dieu sait si Henk a pu nous aider à rester plus "français" dans cette musique et trouver le meilleur équilibre et langage entre le violoncelle et le Steinway....Parfois au prix d'efforts drastiques
pour mon amie pianiste, qui soudain se voyait demandée d'obtenir maints et maints effets et expressions dans une marge dynamique très douce, du pianissimo au mezzo-forte.
Ce genre de pratique se perd c'est sûr, alors que c'est un monde merveilleux à explorer, certes très difficile à posséder mais tellement riche! La base de tout langage!
Chapeau Monsieur!
Il sera sans doute d'un merveilleux soutien pour ma prochaine expérience, la première sonate de Johannes Brahms. Grand défi!
Belle semaine d'inspiration renouvelée! De rencontre artistique exceptionnelle et d'aventure humaine bien plus tendre aussi. Mais je ne vous en dirai pas plus..
C'est privé ;-)
Le paradis se rapproche...
Et la date fatidique aussi.
Mais restons dans le moment présent.
Ci joins, des photos de la petite église bien charmante où l'on jouait hier soir, et une photo de ma performance avec l'une des mes accolytes favorites, Catherine (Compositrice, Chanteuse,
Fabriquant d'instruments, joueuse de flute et de percussions irlandaises et africaines, 3°Dan de Kendo etc, etc...).
Prise dans le feu de l'action dans une tentative d'interprétation du VII° Ricercar de D.Gabrieli, dans une version encore plus groovy!!
Aujourd'hui, Il fait vraiment très beau et un peu plus doux. C'est un samedi magnifique, paré d'une lumière d'or. Au programme, une jolie descente en ville pour un Brunch en très bonne compagnie et
du lèche vitrine devant les belles devantures de Bonbons et autres douceurs.
Puis, j'ai enfin pu ressortir, sans craindre le froid, pour une bonne heure de jogging sur les bords de la Bow river et de la Spray river. Tellement beau.
L'hiver approche sérieusement. La glace semble resserrer son étau froidement, sur les roches, les bords des cours d'eau et les sentiers. Peut-être était-ce l'une de mes dernières courses en
plein air de mon séjour ici. Je ne pouvais même plus accéder à l'eau pour me désaltérer. Trop de glace, accès bloqué.
C'est ainsi.
Photos originales dans l'album, "SamediJoli"
Par MatCastor&Co
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Publié dans : Sorties
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Samedi 7 novembre 2009
6
07
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/2009
03:10
Bonjour bonjour!
Oui j'ai fait une petite pause blog...Disons que je passe assez de temps sur l'ordi pour d'autres préoccupations plus urgentes. Donc, désolé!
Je pensais depuis un bon moment déjà à vous faire visiter un peu mieux les endroits que je fréquente souvent. Après l'expédition en ville pour les nécessaires courses d'alimentation générale, voici
un petit tour entre le bâtiment où j'habite Lloyd Hall), celui où je travaille (Music&Sound Building ou S&M Building si vous préférez) et celui où je vais, et manger, et faire du sport
(Sally Borden Building).
Reste aussi le Farally Hall, un autre petit bâtiment résidentiel un peu à l'écart, dans lequel je me cuisine souvent des petits plats (marre du restaurant parfois!) et où l'on passe de belles
soirées avec les autres castors du coin, autour du feu ou devant un film.
Toutes les photos sont en taille grande dans la galerie "BanffCentre".
Il est 17h30, la nuit tombe. Quel coup! On manque de lumière aujourd'hui, l'hiver approche. Temps couvert opaque. Pourtant Il faisait très bon ces derniers temps, avec une journée très douce hier
et un beau soleil. A voir les prévisions, la température tourne toujours autour des 3-4 °C mais vraiment, on a pas froid encore. Pas comme les première semaine ici.
Et puis la neige vient, fond et revient, par bourrasque, souvent en tempête entre 6h et 7h30 du matin...pour disparaître totalement le soir venu...
Lundi et mardi passés, nous avions des nuits de clair de lune sublimes. C'était l'occasion pour nous de tenter des marches nocturnes, le long du Hoodoo trail, de loin le plus aisé et tout autant
spectaculaire grâce aux paysages grandioses que l'on peut y contempler.
Inutile de vous dire que de nuit, les impressions sont toutes autres. Et rien ne vaut le clair de Lune. Les tons argentins dont il habille la nature à ce moment là sont d'une douceur incroyable. A
vrai dire, c'est l'ambiance parfaite pour partir et voyager dans un monde beaucoup plus riche. D'un coup, les yeux ne commandent plus autant, l'ouïe reprend davantage du service, prêt à guetter
chaque craquement de branche d'arbre, chaque ruissellement d'eau sur un galet, chaque appel de caribou, chaque mélodie de volatile nocturne. Les sens sont tous réveillés. Tout d'un coup on sent le
corps balancer sur ses propres jambes, qu'on ne voit plus. On sent le contact avec la terre par d'autres capteurs. L'impressino relève plus du "vol de nuit". Et l'esprit, entouré de toutes
ces harmonieuses perceptions se libère, vagabonde et part rejoindre la grandeur des paysages alentours. Un vrai paysage de roman à la Jack London "L'appel de la forêt". Forêts infinies, rivière
animée, rochers imposants, montagnes abruptes, semi-enneigées et rendues fantomatiques mais bien présentes par les reflets lunaires. Quelle évasion. 11H du soir. Le vent chatouille les pins élancés
dont certains sont là depuis plus de 600 ans. L'inspiration est vénérable et l'heure est au recueillement. marcher en silence, se laisser porter, et couler ses pas le long du sentier sinueux. Un
moment de rêve. Magique.
Une image employée par une amie pour illustrer l'atmosphère du moment:
Retour à la réalité!
J'ai été transféré dans le bâtiment de musique, là où se trouve l'administration, la salle de concert et les salles de travail. Je ne suis pas mécontent. Les avantages sont purement pratiques.
Toilettes, contacts plus réguliers, autonomie plus grande etc..Je peux y passer une journée entière, et pour remplir l'humidificateur, c'était aussi plus simple. Tous les jours.
Voici donc ce bâtiment, l'entrée du Rolston Hall où j'ai joué quelque fois, le hall d'entrée avec les moniteurs (télé et son) retransmettant le show, comme dans une vraie salle de concert. Puis la
salle elle-même (voyez au fond les fenêtres qui font l'angle du bâtiment, visible sur la photo de l'extérieur aussi).
Et LE couloir, où l'on passe ses journées. Celui des musiciens, avec quelques photos variées, un point internet, les salles de chacun avec leurs noms, et tout au fond, en face, ma nouvelle salle
(depuis 2 semaines). Sans oublier l'horloge, le tableau de communication, et les affichages de planning de répétitions, de checksound et de programmes de concerts...Wooouuh..so exciting.
Ma salle de travail, un vieux steinway couleur bois, haut de plafond, un super humidificateur...
....et une GRANDE fenêtre, d'où je peux apercevoir régulièrement Deers, Elks, et petit renard des bois, vagabonder en trottinant, ou en paissant paisiblement, sur un petit chemin juste devant.
Héhéhé, j'en ai une sacrée chance non?
C'est mon univers quotidien.
On quitte le Music&Sound Building pour le Lloyd Hall (là où j'ai ma chambre)
La bibliothèque est au sous-sol. Pas besoin de sortir. Elle est très bien organisée et chaleureuse, sans être immense.
On y trouve beaucoup de choses bien sûr, y compris des journaux canadiens en français et en anglais, quelques échantillons : Le Devoir (Montréal), un agenda culture (Félix Leclerc en couverture
bien sûr) et un journal sur les "natives" ou les populations mixtes des territoires du Manitoba (il me semble). On y trouve aussi de confortables fauteuils pour écouter l'un ou l'autre des derniers
concerts du Banff Centre, où des disques, DVD et autres vieilles VHS (si si, ils en ont des tonnes et on il y a des lecteurs bivalent VHS/DVD partout partout, dans chaque building !).
Egalement au sous-sol un Lounge-cuisine, pratique sans être très agréable car renfermé, et la buanderie pour faire ses lessives. Vous ne m'en voudrez pas si je ne vous la montre pas. ;-)
Allons vers les Sally Borden Building. Là encore sans sortir. Il y a un accès souterrain. Le pied! surtout quand je m'y rends parfois vers 6h30 pour mes séances sportives.
On arrive par un couloir d'où l'on peut voir ce qu'il se passe dans la salle de Squash, dans le Gymnasium (ping-pong, volley, basket, badminton et hockey), plus le mur d'escalade. Ce jour là, juste
avant Halloween, il y avait un concours de vidage de Citrouille (pumpkins) que vous pouvez apercevoir. Quelle chance vous avez! Détail supra excentrique!
En arrivant dans le hall du bâtiment, il y a un café, proposant boissons et sandwiches et où les sportifs peuvent venir se reposer, à une de ses tables donnant sur la piscine intérieure!
Chouette non?
Sans oublier la salle de musculation, avec plein de machines et où j'ai décidé, après instruction de me refaire un corps sculptural, surtout la partie supérieure. Rameurs, dos, pectoraux, bras,
trapèzes, tout y passe. Attention les ongles maintenant, Mesdames, il faudra modérer vos ardeurs désormais.
C'est pas grand chose 20 min tous les deux jours, et ça fait du bien! J'ai vraiment l'impression de retrouver beaucoup plus d'aisance sur le violoncelle avec ça, et une attitude décontractée plus
naturelle. J'en ai manqué depuis tant d'années, sans savoir que ça pouvait venir d'un mauvais maintient. Bref...c'est le temps des découvertes.
Enfin! Nous voici arrivés au derniers étages du même bâtiment, le clou du spectacle, avec la salle de restaurant, immense et qui réserve à tout ses invités une vue imprenable sur les montagnes
environnantes.
Et il y en a des gens qui y passe chaque jour (contrairement à ce que peut laisser supposer les photos!). Chaque jour, des tables sont réservées pour les Artistes en résidences (musiciens,
ingénieurs du sons, compositeurs mais aussi peintres, écrivains, sculpteurs etc..), et pour les visiteurs plus ponctuels: chercheurs scientifiques, politiciens, hommes d'affaires, Filmmakers,
Aboriginals Arts, compagnies de danse, acteurs, bref, tout le monde qui passe par le BanffCentre.
Quelle vue n'est-ce pas?
Habituellement, je m'y rends vers 13h, c'est à dire assez tard plus qu'ils débarrassent le self-service à 13h30 (mangent tôt oui). Mais c'est suffisant, il y a toujours moins de monde et voilà. Les
plats sont toujours variés, et la viande mes amis! la VIANDE! Rumsteacks, filets de porcs etc...un régal dont j'essaye de ne pas abuser. Et puis les desserts, n'en parlons pas, toujours, 3, 4
sortes de gâteaux et souvent, une immense jarre de glaces artisanales succulentes, pistaches, praliné, chocolat, vanille, cookie ou noix de pécan, dans laquelle il n'y à QU'à plonger la cuillère de
service....HUMMMM, un délice.
Les repas du soirs, sont bien plus sains ;-)
Souvent cuisinés moi-même, dans le Farally Hall.
Rendons-y nous.
Une vingtaine de mes collègues y habitent, c'est un des endroits les plus anciens du campus, mais toujours très charmant. Devant la cheminée, le pare-feu, sur lequel est une drôle
d'inscription...
J'y cuisine donc souvent et on y reste volontiers quand il fait froid dehors pour passer une bonne soirée, jouer à des jeux, regarder un film, discuter ou profiter du feu.
Entretemps, Halloween est passé, c'était le WE dernier, le samedi soir. Immanquable ici ! et impayable aussi. Très rigolo :--)
Les gens ont ça dans le sang ici et ils se déguisent parfois toute la journée, avec plein de costumes excentriques, parfois même jusque dans les rayons des supermarchés, si si, j'en ai vu ! Et avec
des chapeaux de sorcière énormes et orange !!!
Sacrée ambiance. La Fête quoi ;-)
Pour un premier "vrai" Halloween, c'était très réussi.
Cette semaine était plus introspective, sans concert (faut bien renouveler son répertoire un peu), vague à l'âme, travail administratif, etc...Plus de bons repas, de belles balades, du
Badminton, des lectures, des séances vidéo sur youtube, des répétitions, et soirées chaleureuses, etc, etc.
Le temps passe et cette semaine représentait le "milieu" de notre résidence ici. Point de non retour franchi donc, plus que 4 semaines. Rien ne sera plus comme avant, les images, les émotions et
les défis vont se précipiter. L'atmosphère s'en est ressentie. Beaucoup d'amis ont eu un coup de barre ces derniers jours, comme si nous étions tous connectés. C'est bien naturel, tous dans le même
bateau, on subit les mêmes intempéries. C'est la vie.
Et je profite chaque jour autant que je peux! Je suis à bonne école!
Bises à tous et très bonne suite!
Par MatCastor&Co
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Publié dans : Impressions
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