Impressions

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 13:04

Pour boucler ce voyage;  Et en commencer un nouveau.

 

Cette fantastique virée aux Etats-Unis m'a permis de "m'occuper" et de prolonger la magie du moment en profitant dignement des quelques jours d'aventures qu'il me restait.

 

Ainsi, la transition Rocheuses-Genève a été plutôt segmentée. Et tout a été pour le mieux.

Difficile d'être vraiment objectif quand on vit de grands changements.

Le retour à la "vie réelle" est inévitable (flûte! la "vie naturelle" s'en va au galop, Zut alors, on nous mentirait alors?).

 

Le retour de New York en bus a pris un peu plus de temps que prévu, juste assez pour essayer d'atteindre les 6 h de sommeil plus ou moins efficaces (et oui on ne dort pas d'une traite dans ces trajets - ya des pauses).

Si à l'aller nous avions eu droit uniquement à une halte, celle des douaniers américains, le retour a été plus mouvementé car entrecoupé de plusieurs pauses. Une pour faire le plein (tout le monde doit descendre bien sûr, et attendre 30 min ds un endroit vraiment glauque à 3h du matin. C'est d'un archaïsme!), l'autre pour le magasin de Duty free (pause obligatoire à 6h30 le matin...ahahaha), et enfin le passage de la douane canadienne. Je dois dire qu'à ce moment là, j'étais plutôt de bon poil. Ils se sont avérés très courtois et ouvert (ils étaient 2, contre une dizaine pour les américains qui nous reçoivent toujours ds cette ambiance  "culpabilisante" et intimidante, à deux doigt d'un milieu carcéral! Enfin, parait que c'est juste "stratégique", qu'ils font semblant et qu'en plus ils sont tous très gentils).

Avec les agents canadiens, c'était beaucoup plus adulte.

 

Et puis avec de la chance j'ai eu un bon lever de soleil...sur les grandes plaines du Sud Québec. Joli retour au "bercail".

 

La dernière journée au Nouveau Monde fût brève mais très agréable. Juste le temps de remanger un bout avec les amies de ma charmante hôtesse, d'une dernière promenade en ville pour quelques formalités et  pour profiter encore de la neige et du froid qui nous avaient manqué à NY.


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Héhéhé,  ces couleurs!


Finalement, il faut refaire une dernière fois ses paquets, pas le temps de s'attarder, un taxi pour l'aéroport s'il vous plait, il est 17h20...Mon vol est à 20h45. En semaine, on jamais trop sur du trafic sur les périfs.

Bref, 25 min de route et me voilà abandonné dans cette marmite de voyageur, cuisant comme j'ai cuit en la gare de Valence TGV (retour dans le sud pour Noël) à petit feu très doux mais fermement.

Enfin mon avion lui n'a pas eu de délai, contrairement à beaucoup d'autres.

 

Enregistrement des bagages sans encombres au milieu d'une masse impressionnante de voyageurs, période des fêtes oblige...

 

 

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AHahh ces grandes familles juives qui partent en voyage! Quelle épopée. Des expéditions et des queues de chariots, remplis de bagages ou de bambins entassés joyeusement...C'est gai.

 Cette fois-ci, les miss d'Air Canada connaissent les procédures, je passe moins de 10 min au guichet pour enregistrer correctement mon violoncelle, avec un deuxième ticket en bonne et due forme. Extra.

Me voici devant la porte d'embarquement. Encore 1h30 à attendre.

Et puis on me demande de me présenter pour l'embarquement. Avec Air Canada et les grandes compagnie, le violoncelle a droit a un régime spécial, je rentre avant tout le monde: Il faut l'installer sur le siège à côté de moi, en le serrant sous un filet spécial qui l'enveloppent totalement.

Quatrième fois que j'ai droit à ce régime donc. Et cette fois, les gars ont du mal à installer ce filet. Ils ne font pas ça souvent. C'est drôle! On discute, on plaisante, l'un est québéquois et on échange deux trois bons mots. 

Enfin voilà, suis installé. 7h30 de vol en perspective, de la bonne humeur, des films à regarder, des repas seront servis et peut-être un petit somme.

 

Bye bye l'Amérique, à bientôt et Merci!

 

On nous fait fermer les stores des hublots, jusqu'à approximativement une heure des côtes européennes. Et là, c'est la lumière rasante du matin, les nuages, l'atmosphère, les aspérités de l'aile, tout prend un peu plus de contraste. C'est beau.

J'ai dû dormir 2h et j'ai encore un petit moment.

 

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Enfin, arrivée sans encombre, rapide.

Le temps à Genève est......nuageux et pluvieux. ah? bizarre...ça ne m'étonne pas.

On débarque, je dis au revoir à cette hôtesse qui m'avait pris en affection. "Ah, la musique, c'est fantastique. Un violoncelle à bord, oh! c'est merveilleux! Vous faites des concerts à Genève? Bonne continuation" ;-)

Rare....

 

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Premier contact avec la cité. Pffff je râte mon bus, ce gredin n'a pas attendu que je prenne mon ticket. Z'ont toujours le feu au fesse, et la diarrhée semble-t-il. Du coup, ils (les chauffeurs, sans oublier ces dames) sont rarement nos obligés. Grosses différences de mentalité déjà. Je savais bien, ce n'est plus un mystère.

Plus les titres de journaux, autre détail flagrant:

"Un père tente d'étouffer sa petite fille de 11ans"....

Non mais je vous jure! Bienvenu au pays des sarcastiques et des gens blazés en mal de sensations.

Pas possible...

 

Surtout ne pas y faire attention, c'est comme pour tout. Ne focalisons pas. ahahaha

 

Enfin, sur le chemin de mon appartement, il y a un peu de changement:

Décorations de Noël un peu partout et dans le jardin anglais, le long du lac.

 

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La neige restera quelque jours à Genève, avec la persistance d'un "grand" froid, environ -10°C et d'un temps assez sec. Magique ;-)

Ainsi je n'étais pas trop dépaysé.

 

Enfin, arrivé dans mon appartement! Ohoho! il y a un peu de changement.

Ma célèbre collocataire s'en est allé, emménager avec son cher et tendre depuis un mois. Du coup, on ne sent plus sa présence...Plus de plantes, plus de décorations, retour au simple état des choses, sur lequel il va falloir reconstruire, en comptant sur une nouvelle collocataire. A suivre.

 

Les jours suivants se sont avérés simple et plutôt tordu.

Avec un décalage horaire conséquent à rattraper, j'ai eu  une grosse impression de solitude, vivant surtout de nuit les premières 48 heures. Hiver oblige. Des périodes de sommeils plutôt irrégulières, mais sans me sentir vraiment fatigué.

Dieu soit loué, je n'avais pas à me lever les matins pour aller au bureau à 8h!

ç'aurait été infernal.

 

Non, au lieu de ça, je profitais des nuits relativement tard, pour me lever assez tard le matin, et parfois plutôt....l'après-midi.

Les pensées sont mélangées. A 2, 3 puis 4 jours de mon retour, le contexte tellement différent ici fait que les souvenirs se mélangent et s'estompent. Essayer de les rattraper, c'est tomber dans la nostalgie. Trop loin en distance. Je n'ai même plus le même entourage ici. Heureusement, je garde un contact régulier avec mes connaissances à Montréal ou Toronto. Ils m'aident à me "reposer" et conserver cet état d'esprit naturel magnifique que j'ai pu retrouver durant mon long séjour là-bas. Pourvu qu'il arrive à demeurer une "habitude"!

Hélas, tout change et il faut aller de l'avant.

 

MatCastor est un peu déboussolé. Ces amis de vadrouille se sont dissipés dans un grand canevas spatio-temporel...

 

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  Les activités se précipitent, le temps est compté avant de retourner célébrer Noël dans mon sud natal. Les projets laissés en suspens à cause du voyage doivent trouver une solution. Recommencer faire un peu de musique. Vivement que je retrouve ce rythme fantastique. Et c'est promis, je prendrais le temps pour repenser et m'immerger à nouveau dans ce monde vermillon. Il est toujours là, à l'intérieur. Il faut juste l'écouter.

L'anglais lui, est resté vivant dans ma tête pendant un long moment. Maintenant il me faut volontairement le faire vivre pour le nourrir un tant soit peu.

J'ai repris contact avec un bon nombre d'amis, laissés ici depuis le mois de septembre. Que de changements! et que de soulagements de les retrouver!

S'éloigner ainsi pendant un bon laps de temps, vous fait naturellement prendre conscience de ceux qui vous sont chers et de ceux vers qui vous voulez vous tourner davantage.

Ces reprises de contacts étaient très encourageantes et rassurantes. Quel plaisir de ressentir cette chaleur et cette affection affluant de plusieurs côtés ici. J'ai été gâtés de pouvoir les retrouver, à un moment où il était plutôt difficile de vouloir "passer à autre chose" plutôt que de vouloir s'accrocher au passé. Enfin, les périodes de transitions sont toujours conflictuelles en moi pour l'instant.

Enfin, C'est d'un bon réconfort. J'ai un joli cercle d'interaction là-bas et de longues amitiés qui y perdurent. Les ressources sont encore présentes. A moi de me réinstaller et de toujours façonner un mode de vie optimal avec les moyens à dispositions sur place. Et c'est encore possible. Certainement. Il y a toujours des choses à améliorer et des bonnes choses à apprécier.

 

Fin du voyage donc,

Mais avec de nouvelles perpectives et des sources d'inspirations fortifiées.

Manque plus que le premier de l'an et son lot de résolution, et ce sera parfait!

Bravo et Merci à tous.


Passez de très bonnes fêtes de Noël !!!

 

Par MatCastor&Co - Publié dans : Impressions
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 20:25


Dernière grande étape avant le voyage du retour:


New York !


Vaste citée et vaste Mythe de la civilisation moderne, à essayer d'observer et parcourir en moins de 48h!


New York?


J'ai sûrement rêvé un jour de cette cité fantastique, à travers les nombreuses images véhiculées sur les canaux audiovisuels mondiaux. Rêvé de ces Buildings aussi incroyables que nombreux, s'alignant fièrement les uns après les autres, quelques soient leur style, âge, matériaux (offrant de jolies perspectives et une variété architecturale hors du commun!). Rêvé d'évoluer dans cette dimension verticale ahurissante. Rêvé de toucher à une Féerie (surtout en ces temps Noël). Rêvé d'appartenir à ce monde supra-conducteur en perpétuelle émulsion....
Pourtant, après les récents événements vécus dans des paysages naturels grandioses et au sein d'une communauté plutôt agréable et épanouissante, je dirai que je n'aurai pas eu tant d'excitation à visiter cette place mythique.
Je vais peut-être faire image de "dur à cuire" ou de touriste indigne. Qu'importe..
Être au plus près de votre sensibilité vous fait souvent passer pour un marginal ou un être étrange aux yeux du bon peuple.
Je commence à en avoir l'habitude :-)

Non je ne suis pas tombé des nues en voyant cette ville. Des grattes-ciels? Des grosses voitures? du Business? des panneaux lumineux gigantesques? Du Vacarme? de la Disproportion? de la Luxure? de la Pauvreté...Déjà vus.
Tous ces attributs que l'on découvre pour la première fois, tout excité, sont peut-être ceux de l'Amérique en général. Ceux des mégalopoles moderne.
Alors Quid de New York? Quelle Substance, Quelle âme pour cette ville immense, Quelles qualités remarquables?

Ce sont quelques fragments de réponse que j'ai entre-aperçus:

Synonyme de Liberté
Synonyme de Capitalisme
Synonyme de Modernité
Synonyme des Arts (Musique, Chanson, Mode, Peinture, Sculpture, Architecture)
Synonyme d'Information,
Lieu de tous les excès et de toutes les misères.
Emblème du Rêve et de l'Espoir pour certains
Immense Roue de la Fortune pour d'autres
Poumon de la création mondiale,
et de l'esprit d'entreprise.
Poumon identitaire de tous les Etats-Unis d'Amérique: Ordre, Loyauté, Travail...

C'est la ville de tous les défis. Ceux qui ont un projet y passent forcément ;-)
Ceux qui y vivent? Comment savoir...

Cette ville a une âme pour tout ce que les gens y apportent. Il suffit de visiter l'exposition du Musée de l'Immigration sur Ellis Island pour se rendre compte de ce qu'a été l'Amérique et ce qu'elle est d'aujourd'hui:
Un immense Patchwork de bribes culturelles venues du Monde entier.

Et c'est New York.

Une ville dense, très dense, qui condense sans cesse de nombreuses arrivées et projets. La ville de la libre entreprise.  C'est l'image même des Etats-Unis.

Tu as un projet à réaliser? Vas à New York...

Comme disait la chanson de Sinatra (1977) :

Start spreading the news,
I'm leaving today
I want to be a part of it
New York, New York

These vagabond shoes,
Are longing to stray
Right through the very heart of it
New York, New York

I want to wake up in a city,
That doesn't sleep
And find I'm king of the hill
Top of the heap

These little town blues,
Are melting away
I'm gonna make a brand new start of it
In old New York

If I can make it there,
I'll make it anywhere
It's up to you
You know, I'm gonna make it just about anywhere
Come on, come through
New York, New York, New York

Voilà la nature de New York que je voulais apprécier,  celle qui nous attire.
Pas celle des buildings, du bruits, des premières impressions, des gigantismes, des foules de gens anonymes, de la folie humaine etc..

Non, pas d'excitation transcendante...

Mais un vrai enthousiasme à pouvoir découvrir ce Mythe qui s'abrite derrière ces immeubles un rien grandiloquent...

C'est dans cet esprit que j'ai débarqué du bus, un matin tôt, à deux pas de Time Square, en compagnie de Miss Bulgare en personne.

C'est par ici que je suis arrivé :
Première impression, Washrooms à la sortie du Bus

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Quoi? New York, écologique? ahaha quel humour. Il font bien de s'y prendre dès maintenant ;-)

Malgré la profonde importance de ce moment, vous noterez la sale G.... de mon visage, vers les 6h du matin, ce 14 décembre 2009.

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Je vous rassure, le lever de soleil n'est pas loin et il prendra soin de redresser nos traits, délaissés par un nuit bien usante.

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Juste magnifique! Les vrais levers de soleil comme je les aime. (Avec les montagnes, c'est pas pareil).

Voyez ce Manoir Anglais perché au 30ème étage d'un immeuble..Fou non?
Le trip du Lord sirotant son thé aux premières lueurs du jour..Wow!

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 Bref, Moment Sacré, décompte enclenché 42h sur le sol de la Big Apple.

Ma grande interrogation pour ce séjour:
"How big is Central Park?",
Crucial non? Ce sera mon "attraction principale"

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ça c'est le lac "réservoir" de Central Park (et non la rivière..)

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Je n'ai pas été déçu! Et c'est même allé au delà de mes espérances. C'est énorme! La prochaine fois, j'apporterai mon Jogging pour une première course à pied dont je me souviendrai à coup sûr!

L'inspiration revient!

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Programme pour le séjour:

Statue de la Liberté,                         Battery Park : Embarquement

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Ah! la mer, la mer...ça faisait longtemps que je ne l'avais point vue!

Musée de l'Immigration sur
Ellis Island

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Témoignage vibrant de tout les gens passés par ici 
pour le Nouveau Monde entre 1900 et 1940.

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Faut dire une chose, La ville de New York est vraiment propre! ça brille!
Pas un mégot de clope sur les trottoirs..Vous imaginez ça?

Sur le retour, l'Ile de New York et Manhattan depuis l'Ellis Island et notre élégante embarcation..

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Incroyable non? Un temps de rêve qu'on aurait même pas pu espérer. Température 8°C et du soleil...Alors qu'à Montréal -10°C et neige au même moment!

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Le site des ex-Twin Towers et la Grand Central Station !
(Quel Hall de gare magnifique!...et les célèbres guichet de marbre à l'ancienne alignés presque sur toute la argeur du Hall. Là où ce sont tournés tellement de films mémorables!)

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Time Square bien sûr, incontournable antre des médias audio-visuels. Jour et Nuit. Hallucinant tout de même la taille de ces panneaux lumineux..

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Et l'immeuble des Nations-Unies,

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Brooklyn Bridge (vu de loin), Metropolitan Museum (juste passé devant hahaha), Guggenheim Museum (passé trois heures dedans tout de même!), Fifth Avenue (rue chic!).

Puis Columbia University (joli campus!) pour rendre visite à mon ex-collocataire, présentement ex-Miss Israël, Brooklyn District (Prospect neighborhood où on a pu loger confortablement grâce à la véridique ex Miss-France 1998,si accueillante!).
Aperçu du Metropolitan Opera, Carnegie Hall (le Lobby est vraiment rikiki en fait!).

Christmas Time now avec le Rockfeller Center&Building (et son traditionnel et immense Sapin de Noël tout illuminé, la patinoire publique en contrebas), une église évangélique où une belle chorale répétait quelques chansons de circonstance

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  Les magasins Macy's (Sorte de Galeries Lafayette..) avec leurs authentiques escalators TOUT en bois (amazing!).Ceux du 8° étage ont vraiment un plancher en bois aussi. PLutôt cosy non?

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Les patrouilles de Police à Cheval, les Limousines, les Taxis jaunes, les hélicoptères en continue, et les artistes de rue proposant leur spectacle à qui veut bien le voir.
    On est d'ailleurs tombé sur trois gars étonnants, d'apparence "banlieuzarde" vraiment baraqués, proposant des numéros impressionnants d'équilibrisme et de force, mêlés à une présentation drôle et ludique. Respect!

En terminant par la Juilliard School et son nouveau Lobby tout neuf, ET ses étudiants tous aussi bien habillés "tape dans l'oeil" ou "Tirés à quatre épingles" comme vous voudrez.

WOW, A me lire, Il semble en avoir vu des choses, n'est-ce pas?

En réalité, le rythme était plutôt tranquille. Et la marche obligatoire bien sûr. Et j'adore ça.

En tant qu'irrésistible gaulois, je ne voulais pas partir de New York sans avoir jouer la carte américaine favorite du pragmatisme, entendez par là l'Essai gratuit, "A prendre ou à laisser"! et de rentrer pour la première fois dans un Starbucks! New York Oblige.

Ce sera la dernière for a while.

Pas eu de chance, malgré l'intérieur souvent attractif, suivant les différents bars, celui-ci n'était pas intéressant, peu de places libres quand on a voulu s'asseoir, une attente plutôt longue pour mon chocolat chaud (La chef était juste en train de le préparer sous mes yeux, en engueulant son employé de ne pas l'avoir fait plutôt....heureuse scène de ménage hahahaa! ), et de plus, j'ai bien vu comment ils le préparent...
J'ai dû faire abstraction de mon bon sens pour arriver à le consommer...à moitié.
Juste dégoûtant.
Pareil pour le Muffin Chocolat-Banane (oui je sais je suis gourmand...j'avais besoin de prendre des force), qui humait les colorants et les ingrédients modifiés...Beuurks.
Faut comprendre!
J'ai juste passé 2 mois et demi dans un endroit hyper nature! goûtant régulièrement de magnifique Muffin bio, gluten free, tendres et fondants, fabriqués au Wild Flour (magnifique étape de Banff).

Pas de surprise donc...Il y avait un sérieux décalage entre les deux Muffins.

Niveau nourriture. Du vraiment mauvais....au vraiment très bon!!
Et pas forcément cher.

Cette fois-ci, c'était une grande surprise de trouver, près de la Columbia University un petit restaurant tout simple, soigné et accueillant, dépouillé et d'âme européenne. Pour un menu entier à 15 Dollars, (11 euros...), le niveau gastronomique était haut en couleur!
Il valait bien celui de notre restaurant première classe au Dinning Room du Banff Centre.
Goût exquis, décoration exemplaire, quantités raisonnable et efficaces!
Service Rapide et aimable...peu de monde à cette heure (18h30)
J'étais sur mon derrière...bien scotché!
Heureuse surprise donc et un grand réconfort qui tombait à pic après une deuxième journée intégrale de marche et de visite.

Voyez plutôt :

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Evidemment, tout change selon les quartiers. Que vous soyez dans le Sud (Manhattan/ cher), Greenwich Village/très variable), dans le Middle (Central Park-Time Square...Malbouffe) ou le Nord (Columbia, étudiant donc bien différent), les offres ne sont pas du tout les mêmes.
C'est grossièrement schématisé. Mais assez vraie comme impression.

Allez, un petit tour dans le métro sous les accents des mélodies d'Amélie Poulain et quelques coins de rue proche de Time Square et de notre gare de bus, victime d'un capitalisme...sensuel?

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    A la fin des deux journées, j'ai eu un sentiment de pure satisfaction. Un grand bonheur d'avoir croqué dans la Big Apple, même un infime morceau. Je suis vraiment heureux d'être passé par là. Quel contraste avec la vie des Rocheuses!     L'esprit des montagnes est néanmoins toujours là et aide tellement intérieurement à retrouver son calme!

Parcourir New York était un jeu d'enfant. Merveilleux!
Cette ville a une sacrée réserve. Que de choses à voir et à y faire!
Ici, point d'excuse, les meilleurs collections d'Art, des spectacles fantastiques, un accès à beaucoup de domaines différents, un métro hyper-actif, un condensé de l'existence humaine. Impressionnant!
Bien sûr, voir autant de gens là, et comprendre qu'ils vivent dans autant de boîtes superposées, c'est plutôt effrayant. Tant d'aberration!
C'est un mode de vie, peut-être pas le mien pour la vie ahahaha.

En fin de compte, j'ai quasiment un goût de reviens-y, pour m'ouvrir les yeux radicalement, une prochaine fois!

Why not?


Chaleureuses pensées..



  (Pour d'autres impressions, lire cet article! Un écho différent sur cette ville. http://espritlibre.over-blog.com/article-35060990.html)
Par MatCastor&Co - Publié dans : Impressions
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 04:56


Je m'aperçois maintenant que j'ai omis un certain compte-rendu au sujet d'un récital de violoncelle seul donné ici au Banff Centre. Au programme:
Les 6 Suites de J.S.Bach.

En effet, il me semble que maints d'entre vous attendiez ce moment avec impatience après mon coup d'éclat porté en date du 13 octobre. Je vais donc essayer de résumer mes impressions qui ont suivi ce récital.

Première chose:
Je loue le Bon Dieu pour avoir pu tenir ces 2 heures et demi (avec une petite pause) sans être devenu fondamentalement enragé. C'est un peu sarcastique je l'admets. Je suis plutôt du genre patient.
Cela m'était arrivé une fois après avoir entendu la 4ème suite au conservatoire de Genève, il y a quelques années. J'étais sorti dans un état belliqueux impressionnant, ayant écouté 20 min de Bach. On a coutume de dire que la musique est une puissance émotionnelle. Je confirme! Ce jour là, je n'ai pas supporté cette interprétation, à tel point que ça en devenait physique! Ce son et les gestes de l'interprète me mettait profondément mal à l'aise, tendu, énervé, avec des pointes de colère frisant mes narines...J'étais enragé. Une sensation incroyable!
Pour ceux qui doutent encore de ma volonté de poursuivre ma quête, toujours plus loin, plus en détail en musique, je crois que cet exemple de vécu me motivera longtemps à vouloir trouver une voix beaucoup plus harmonieuse. Je rends donc un vibrant hommage à Bruno Cocset qui aura eu l'honneur de m'encourager à poursuivre mes recherches selon mes propres convictions, par cette expérience.
Revenons à nos moutons.

Pour cette fois, le plus dur aura été de tenir les 2 heures et demi dans une monotonie incroyable en parvenant à éviter l'assoupissement. Rien de choquant donc, et rien d'excitant non plus.
Pour moi, c'était comme avoir pris un ticket pour un voyage absurde, ennuyeux. J'ai donc signé pour perdre 2 heures et demi de mon temps.
Enfin, c'était pour la bonne cause, il faut bien parfois savoir se fondre dans la masse, pour arrêter d'incommoder ou de bousculer les gens avec nos idées "provocatrices".
Je crois d'ailleurs que c'est une image qui va continuer à me coller à la peau longtemps! Cet engagement différent incommode des personnes, professeurs qui écoutent ce que je propose, sans y comprendre grand chose souvent, et essayant de gérer cette situation inhabituelle pour eux!
Inhabituelle oui, car ils se retrouvent à devoir faire avec quelque chose de nouveau, à devoir me "dire" ou "m'enseigner" tout en continuant à essayer de comprendre ce que je fais. C'est mobiliser soudainement beaucoup plus d'attention et de matière grise qu'à l'accoutumée, en essayant ensuite d'être convaincant (d'autant plus quand cela a lieu en public). Ils espérent me "remettre dans les rails" (c'est leur défi constant, celui qui les rassurera, le seul apparemment qui leur apporte satisfaction et reconnaissance de leur "talent pédagogique" - s'ils y parviennent), essayant ensuite de me déstabiliser, dénonçant mes imperfections, les incohérences, les ratés, les accidents (qui seront toujours là, puisque l'essence même de mon travail et de tester des "idées" jusqu'à trouver les bonnes manières qui convainc. Ceci prend toute une vie (et plus) il me semble, et le plus simple des enfants comprendrait ceci illico.
Bien sûr, nous ne voulons pas entendre des "idées musicales" mais être convaincus...
Posons la question:
Quand pouvons nous dire que nous avons réellement été convaincant à chaque moment de notre jeu musical?
Jamais. L'erreur est humaine et personne en ce monde peut être convaincant à tout moment et pour tout le monde. Alors qu'on arrête de pointer du doigt des "choses bizarres" qui surviennent dans mon jeu sous prétexte que celui qui les écoute ne les trouve pas "utiles", "convaincantes", "appropriées" ou ne comprend pas le but que je poursuis. Personne n'a le droit de les désigner comme "erreurs", "faiblesses" ou comme signes d'immaturité ou d'inconstance. Ce sont des essais pleinement consentis.
Et celui à qui j'ai le plaisir de les présenter devrait se réjouir d'entendre enfin de nouvelles choses, d'explorer et de partager de nouvelles routes; marquer un intérêt et de l'admiration (ou tout du moins du respect) pour une démarche personnelle partant d'une envie créatrice sincère et honnête (Beaucoup de gens qualifient mon jeu en ces termes!).
Or, ce qui se produit le plus souvent est de me faire comprendre que "mon système n'est pas au point", et que je devrais être parfaitement réglé pour avoir droit au titre "musicien professionnel".
Est-ce que cela sonne cohérent?
Je raconte ceci parce que j'ai entendu et continue d'entendre une bonne partie de ces discours assez souvent. C'est la vie.
Je dois avouer cependant qu'ici, j'ai l'impression que mon travail une vraie place ici, c'est une des rares fois où, en ce sens, qu'il a les mêmes droits et la même valeur que celui de tout autre musicien.
Les précurseurs baroqueux ou modernes ont tous été confrontés de tout temps à cette lutte contre la masse. (Y compris le Quatuor Schoenberg qui, dans les années 60 se battait littéralement pour faire accepter la musique de Schoenberg, non par provocation, mais par conviction et par amour. Je sais qu'ils ont aussi trouvé beaucoup de haine sur leur chemin. Henk Guittart m'a rapporté ces propos).

Voilà donc ce que peut signifier, être créatif et personnel.
Ajouté à cela, qu'il est difficile pour un professeur de voir "arriver" un étudiant qui joue "autrement", qui a lui-même choisi de son gré d'écouter un discours alternatif. parce qu'ensuite, le professeur doit accepter que cet étudiant reparte sans avoir forcément accepté les informations données. C'est donc une remise en question de l'autorité telle qu'on l'a connu et vécu auparavant. (du moins pour moi).
Je crois avoir bien résumé un peu l'impact que j'ai pu avoir sur mes collègues et professeurs ici dans cette résidence: un mélange de franc enthousiasme envers mon "style musical", de respect, d'incompréhension, voir de malaise, face à l'inconnu.

Mais où en étais-je?

Ce fameux récital:
Devrais-je juste énoncer des points importants que cet interprète a mentionné durant sa Master-Class et n'a pas pu lui-même respecter dans sa propre interprétation des Suites?

- "Tout ce que le public veut voir c'est un artiste qui se donne! on doit bouger physiquement, s'exprimer nom d'une pipe! et vibrer! Un show quoi!
Je suis au regret de vous dire qu'il n'a donné que l'image d'un piquet raide (Bach oblige sans doute n'est-ce pas?). Mais, pardon, avec la tête inclinée sur celle du violoncelle de temps en temps, seul mouvement vraiment notable de tout le concert. Un peu frêle non? 
Non que j'aime les mouvements débordants des instrumentistes (c'est plutôt l'inverse), mais au moins, qu'on ait l'impression d'une aisance et d'une souplesse physique!
Je me souviens d'ailleurs, il m'avait dit:
"Tu as l'air assez mécanique, robotique quand tu utilise ces accoups dans l'archet! "....

- Il m'avait dit aussi "Tu sais que tu enfreinds toutes les règles baroques là?". Parlons du rythme et de la pulsation...Pfffffff. Et bien, il y a du boulot sur ce plan là!  On est bien loin d'une idée ou d'un sentiment de Tactus régulier. C'est bien une des premières règles de l'interprétation baroque non?

- "Tu entends tout le bruit que tu fais?", désolé cher confrère, mais ça manque cruellement de clarté et d'attaques...Je sais, je suis un peu intoxiqué. Mais tout de même, un peu de franchise quoi!
Casals avait l'habitude de dire:
"Brisez votre violoncelle! Il vaut mieux avoir du caractère dans ce qu vous jouez que d'avoir une belle sonorité. Jouer "franchement" ne veut pas dire renoncer à toute subtilité ou raffinement. C'est jouer là où la musique l'exige, sans sentimentalité, ouvertement, sans retenue."

- "Et les glissades de notes là? ça me donne envie de "rendre"! ". Sous-entendu, ma main gauche n'est pas assez précise et rigoureuse. Ce dont je ne doute pas. Mais il se vantait d'avoir des doigtés infaillibles et propres. Damned! Que de ratés et de chevauchements peu convaincants. Je n'ai pas ressenti particulièrement d'admiration pour son intonation. Pas d'efficacité plus criante qu'un autre système!
Je suis objectif!

- Parlons des sons filés. De ce que j'ai pu entendre: beaucoup d'automatismes. Enflements à la fin de chaque note longue, doublé d'un vibrato systématique à la fin du son pour "cultiver la résonance" de la note. 
Des schémas, Des schémas,Des schémas....

Sans hiérarchies senties d'ailleurs, un son assez monotone (où sont les variantes de dynamiques, de couleurs?), des accoups de vitesse réguliers avec l'archet, déclenchant des impressions de gestes répétitifs..

Bref, j'en ai oubliés. Mais j'en retrouverais, c'est sûr. Car, j'ai pu échanger mes impressions avec d'autres collègues, violoncellistes ou non, sur des questions instrumentales, esthétiques ou plus générales. Il semble évident que cela ressemblait à une interprétation moderne "traditionnelle", avec le vibrato en moins, et un son moins soutenu. Pour plusieurs d'entre nous, ce récital s'est avéré long! long! "C'est normal, me direz-vous, ces 6 suites ne sont pas écrites pour être jouées d'affilées" peuvent dire certains.
En tout cas, il est clair qu'il manquait souvent quelque chose qui attire l'oreille dans chaque mouvement. Tout paraissait si prévisible et si bien peigné. Un peu trop de complaisance dans l'air.
Une autre collègue estimée me confiait qu'elle n'a pas vu passer le temps. Sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Peut-être, me disait-elle, parce que l'interprète a su garder un bon charisme de "story-teller", de "conteur" qui sait garder l'attention du public, et ce, indépendamment de la musique jouée. Probable.
Pour ma part, je ne suis pas sensible à ce genre de charisme.

Je terminerais en rappelant que, malgré tout, j'ai passé de bons moments avec ce cher collègue, en tout franchise. Le contact a été aisé et sans trop de gêne. Je reste admiratif devant ce musicien éprouvé, qui a accepté le dialogue, et ayant joué cette intégrale des 6 Suites de J.S.Bach plus d'une centaine de fois, d'une traite, aux quatre coins du monde. Il joue sur un violoncelle Goffriller, fait à Venise en 1730.
Ce violoncelle m'a semblé bien fatigué. Surtout qu'il devait faire 35% d'humidité dans ce Hall de concert. Drastique pour un instrument. Son très mince sur la première octave de la corde La. Caractéristique sur un violoncelle.

Je rappelle également que tout s'est "terminé", avec joie, Les gens ont apprécié mon travail. Y compris cet interprète violoncelliste de renom!
Tout le monde s'est dit intéressé du début à la fin de ma première suite. Plein de Charme et de Sincérité, des accents Rock, captivants, plus un brin d'émerveillement devant une chose inconnue.

En guise de conclusion, je ne me suis pas senti émerveillé par ce récital.

 



 



Par MatCastor&Co - Publié dans : Impressions
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 03:10


Bonjour bonjour!

Oui j'ai fait une petite pause blog...Disons que je passe assez de temps sur l'ordi pour d'autres préoccupations plus urgentes. Donc, désolé!

Je pensais depuis un bon moment déjà à vous faire visiter un peu mieux les endroits que je fréquente souvent. Après l'expédition en ville pour les nécessaires courses d'alimentation générale, voici un petit tour entre le bâtiment où j'habite Lloyd Hall), celui où je travaille (Music&Sound Building ou S&M Building si vous préférez) et celui où je vais, et manger, et faire du sport (Sally Borden Building).
Reste aussi le Farally Hall, un autre petit bâtiment résidentiel un peu à l'écart, dans lequel je me cuisine souvent des petits plats (marre du restaurant parfois!) et où l'on passe de belles soirées avec les autres castors du coin, autour du feu ou devant un film.
Toutes les photos sont en taille grande dans la galerie "BanffCentre".

Il est 17h30, la nuit tombe. Quel coup! On manque de lumière aujourd'hui, l'hiver approche. Temps couvert opaque. Pourtant Il faisait très bon ces derniers temps, avec une journée très douce hier et un beau soleil. A voir les prévisions, la température tourne toujours autour des 3-4 °C mais vraiment, on a pas froid encore. Pas comme les première semaine ici.
Et puis la neige vient, fond et revient, par bourrasque, souvent en tempête entre 6h et 7h30 du matin...pour disparaître totalement le soir venu...

Lundi et mardi passés, nous avions des nuits de clair de lune sublimes. C'était l'occasion pour nous de tenter des marches nocturnes, le long du Hoodoo trail, de loin le plus aisé et tout autant spectaculaire grâce aux paysages grandioses que l'on peut y contempler.
Inutile de vous dire que de nuit, les impressions sont toutes autres. Et rien ne vaut le clair de Lune. Les tons argentins dont il habille la nature à ce moment là sont d'une douceur incroyable. A vrai dire, c'est l'ambiance parfaite pour partir et voyager dans un monde beaucoup plus riche. D'un coup, les yeux ne commandent plus autant, l'ouïe reprend davantage du service, prêt à guetter chaque craquement de branche d'arbre, chaque ruissellement d'eau sur un galet, chaque appel de caribou, chaque mélodie de volatile nocturne. Les sens sont tous réveillés. Tout d'un coup on sent le corps balancer sur ses propres jambes, qu'on ne voit plus. On sent le contact avec la terre par d'autres capteurs. L'impressino relève plus du "vol de nuit".  Et l'esprit, entouré de toutes ces harmonieuses perceptions se libère, vagabonde et part rejoindre la grandeur des paysages alentours. Un vrai paysage de roman à la Jack London "L'appel de la forêt". Forêts infinies, rivière animée, rochers imposants, montagnes abruptes, semi-enneigées et rendues fantomatiques mais bien présentes par les reflets lunaires. Quelle évasion. 11H du soir. Le vent chatouille les pins élancés dont certains sont là depuis plus de 600 ans. L'inspiration est vénérable et l'heure est au recueillement. marcher en silence, se laisser porter, et couler ses pas le long du sentier sinueux. Un moment de rêve. Magique.

Une image employée par une amie pour illustrer l'atmosphère du moment:



Retour à la réalité!

J'ai été transféré dans le bâtiment de musique, là où se trouve l'administration, la salle de concert et les salles de travail. Je ne suis pas mécontent. Les avantages sont purement pratiques. Toilettes, contacts plus réguliers, autonomie plus grande etc..Je peux y passer une journée entière, et pour remplir l'humidificateur, c'était aussi plus simple. Tous les jours.

 

Voici donc ce bâtiment, l'entrée du Rolston Hall où j'ai joué quelque fois, le hall d'entrée avec les moniteurs (télé et son) retransmettant le show, comme dans une vraie salle de concert. Puis la salle elle-même (voyez au fond les fenêtres qui font l'angle du bâtiment, visible sur la photo de l'extérieur aussi).



Et LE couloir, où l'on passe ses journées. Celui des musiciens, avec quelques photos variées, un point internet, les salles de chacun avec leurs noms, et tout au fond, en face, ma nouvelle salle (depuis 2 semaines). Sans oublier l'horloge, le tableau de communication, et les affichages de planning de répétitions, de checksound et de programmes de concerts...Wooouuh..so exciting.



Ma salle de travail, un vieux steinway couleur bois, haut de plafond, un super humidificateur...

 

....et une GRANDE fenêtre, d'où je peux apercevoir régulièrement Deers, Elks, et petit renard des bois, vagabonder en trottinant, ou en paissant paisiblement, sur un petit chemin juste devant.



Héhéhé, j'en ai une sacrée chance non?
C'est mon univers quotidien.

On quitte le Music&Sound Building pour le Lloyd Hall (là où j'ai ma chambre)
La bibliothèque est au sous-sol. Pas besoin de sortir. Elle est très bien organisée et chaleureuse, sans être immense.



On y trouve beaucoup de choses bien sûr, y compris des journaux canadiens en français et en anglais, quelques échantillons : Le Devoir (Montréal), un agenda culture (Félix Leclerc en couverture bien sûr) et un journal sur les "natives" ou les populations mixtes des territoires du Manitoba (il me semble). On y trouve aussi de confortables fauteuils pour écouter l'un ou l'autre des derniers concerts du Banff Centre, où des disques, DVD et autres vieilles VHS (si si, ils en ont des tonnes et on il y a des lecteurs bivalent VHS/DVD partout partout, dans chaque building !).



Egalement au sous-sol un Lounge-cuisine, pratique sans être très agréable car renfermé, et la buanderie pour faire ses lessives. Vous ne m'en voudrez pas si je ne vous la montre pas. ;-)

Allons vers les Sally Borden Building. Là encore sans sortir. Il y a un accès souterrain. Le pied! surtout quand je m'y rends parfois vers 6h30 pour mes séances sportives.
On arrive par un couloir d'où l'on peut voir ce qu'il se passe dans la salle de Squash, dans le Gymnasium (ping-pong, volley, basket, badminton et hockey), plus le mur d'escalade. Ce jour là, juste avant Halloween, il y avait un concours de vidage de Citrouille (pumpkins) que vous pouvez apercevoir. Quelle chance vous avez! Détail supra excentrique!





En arrivant dans le hall du bâtiment, il y a un café, proposant boissons et sandwiches et où les sportifs peuvent venir se reposer, à une de ses tables donnant sur la piscine intérieure!
Chouette non?



Sans oublier la salle de musculation, avec plein de machines et où j'ai décidé, après instruction de me refaire un corps sculptural, surtout la partie supérieure. Rameurs, dos, pectoraux, bras, trapèzes, tout y passe. Attention les ongles maintenant, Mesdames, il faudra modérer vos ardeurs désormais.
C'est pas grand chose 20 min tous les deux jours, et ça fait du bien! J'ai vraiment l'impression de retrouver beaucoup plus d'aisance sur le violoncelle avec ça, et une attitude décontractée plus naturelle. J'en ai manqué depuis tant d'années, sans savoir que ça pouvait venir d'un mauvais maintient. Bref...c'est le temps des découvertes.

Enfin! Nous voici arrivés au derniers étages du même bâtiment, le clou du spectacle, avec la salle de restaurant, immense et qui réserve à tout ses invités une vue imprenable sur les montagnes environnantes.



Et il y en a des gens qui y passe chaque jour (contrairement à ce que peut laisser supposer les photos!). Chaque jour, des tables sont réservées pour les Artistes en résidences (musiciens, ingénieurs du sons, compositeurs mais aussi peintres, écrivains, sculpteurs etc..), et pour les visiteurs plus ponctuels: chercheurs scientifiques, politiciens, hommes d'affaires, Filmmakers, Aboriginals Arts, compagnies de danse, acteurs, bref, tout le monde qui passe par le BanffCentre.
Quelle vue n'est-ce pas?
Habituellement, je m'y rends vers 13h, c'est à dire assez tard plus qu'ils débarrassent le self-service à 13h30 (mangent tôt oui). Mais c'est suffisant, il y a toujours moins de monde et voilà. Les plats sont toujours variés, et la viande mes amis! la VIANDE! Rumsteacks, filets de porcs etc...un régal dont j'essaye de ne pas abuser. Et puis les desserts, n'en parlons pas, toujours, 3, 4 sortes de gâteaux et souvent, une immense jarre de glaces artisanales succulentes, pistaches, praliné, chocolat, vanille, cookie ou noix de pécan, dans laquelle il n'y à QU'à plonger la cuillère de service....HUMMMM, un délice.

Les repas du soirs, sont bien plus sains ;-)
Souvent cuisinés moi-même, dans le Farally Hall.
Rendons-y nous.
Une vingtaine de mes collègues y habitent, c'est un des endroits les plus anciens du campus, mais toujours très charmant. Devant la cheminée, le pare-feu, sur lequel est une drôle d'inscription...



J'y cuisine donc souvent et on y reste volontiers quand il fait froid dehors pour passer une bonne soirée, jouer à des jeux, regarder un film, discuter ou profiter du feu.



Entretemps, Halloween est passé, c'était le WE dernier, le samedi soir. Immanquable ici ! et impayable aussi. Très rigolo :--)
Les gens ont ça dans le sang ici et ils se déguisent parfois toute la journée, avec plein de costumes excentriques, parfois même jusque dans les rayons des supermarchés, si si, j'en ai vu ! Et avec des chapeaux de sorcière énormes et orange !!!
Sacrée ambiance. La Fête quoi ;-)
Pour un premier "vrai" Halloween, c'était très réussi.

 Cette semaine était plus introspective, sans concert (faut bien renouveler son répertoire un peu), vague à l'âme, travail administratif, etc...Plus de bons repas, de belles balades, du Badminton, des lectures, des séances vidéo sur youtube, des répétitions, et soirées chaleureuses, etc, etc.
Le temps passe et cette semaine représentait le "milieu" de notre résidence ici. Point de non retour franchi donc, plus que 4 semaines. Rien ne sera plus comme avant, les images, les émotions et les défis vont se précipiter. L'atmosphère s'en est ressentie. Beaucoup d'amis ont eu un coup de barre ces derniers jours, comme si nous étions tous connectés. C'est bien naturel, tous dans le même bateau, on subit les mêmes intempéries. C'est la vie.
Et je profite chaque jour autant que je peux! Je suis à bonne école!

Bises à tous et très bonne suite!





 
Par MatCastor&Co - Publié dans : Impressions
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 22:03

Une découverte magnifique. Cette Percussioniste. Prenez le temps d'écouter. C'est très fort.
http://www.ted.com/talks/evelyn_glennie_shows_how_to_listen.html#at




Souvenir ému.


Par MatCastor&Co - Publié dans : Impressions
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